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lundi 20 novembre 2017

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre - Ruta Sepetys

édition : Gallimard jeunesse, collection Scripto
année : 2011
pages : 424 p.

Résumé :

Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.

Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.



Mon avis :
J'ai trouvé ce livre à Book-off, à Paris : la couverture a attiré mon regard, et je n'ai eu qu'à lire "Lituanienne", "1941", "déportée" et "Sibérie" pour décider de l'acheter. Et j'ai bien fait !
La Seconde Guerre Mondiale est un sujet qui m'intéresse et sur lequel j'essaie de me renseigner le plus possible en lisant des livres et en regardant films et documentaires. Mais je ne connaissais pas cette partie de l'Histoire, on ne me l'a pas appris à l'école, et je n'en avais jamais entendu parler. C'est la face cachée de l'iceberg en quelque sorte, cette histoire est volontairement restée cachée car les survivants de cet acte abominable étaient considérés comme des criminels, et auraient été arrêtés s'ils avaient parlé. Certains ont caché des écrits relatant les faits, dans l'espoir qu'un jour, quelqu'un les trouve et en parle pour faire connaître cette histoire. C'est ce qui s'est passé avec ce livre, Lina, survivante de ce camp de travail en Sibérie, a laissé des écrits derrière elle, qui ont été trouvé et ont permis ce témoignage.
Découvrir cette histoire m'a bouleversé, choquée, passionnée. Je suis heureuse d'avoir trouvé ce livre, car je vais pouvoir en parler à mon tour, et participer à ce projet de non-oubli de cette période de l'Histoire.
J'ai beaucoup aimé Lina, Jonas, leur mère et Andrius, auxquels je me suis attachée. Ils ont vécu l'horreur, et l'auteur a bien fait son travail : le livre est tellement bien écrit, qu'on ressent nous-mêmes les déchirements que les personnages ont vécu.
Ce fut une lecture forte, triste, choquante, mais belle et nécessaire.
Je la conseille vivement, je vais en parler autour de moi. Il faut que cette histoire soit plus connue ! Que les gens sachent, qu'ils arrêtent d'ignorer les faits. S'il vous plaît, lisez-le. C'est une histoire passionnante, qui se lit très vite (c'est un livre jeunesse, donc les personnes effrayées par les 424 pages n'ont aucune excuse), c'est écrit assez gros, ça se lit très bien, et c'est une histoire à lire!


Autres avis: Nymphadora, L'Ourse bibliophile, Emilie, La République des livres (qui a déménagé ici), Les Lectures du Chatpitre, au chapitre, 

vendredi 10 novembre 2017

L'Occupation - Michèle Ramond

Edition Des Femmes
Paru en 1991

205 pages

Résumé :
Il m’est aussi difficile de conjurer la guerre maintenant qu’à l’époque où je suis venue au monde. C’est pourtant avec la guerre qu’il faut vivre si tant est qu’on lui survit.
L’occupation de mon pays par les Allemands, l’exode, les bombardements, les gaz, les caves, le hurlement, la traque, l’incompréhension, j’ai voulu dans cette fable en assumer le souvenir meurtrier.

Dans mon livre, le soleil se lève et se couche plusieurs fois mais sous le soleil et au cœur de la nuit, c’est toujours le combat. Un combat qui s’est imprimé avec l’histoire dans ma mémoire et dans ma langue. Et sur la carte du monde, une photographie d’une amplitude bien plus alarmante, en ces jours lentement se révèle, pour l’horreur de tous les regards et le désespoir de toutes les enfances.

Sommaire :
Première partie : LES CAHIERS
Deuxième partie : AL    PHA    BET
Troisième partie : LETTRES D’OCCUPATION A MON PERE
Quatrième partie : CAFE COLBERT
Premier sceau : Le Café
Deuxième sceau : Compagnie Colbert
Troisième sceau : Leporello
Quatrième sceau : Don Giovanni
Cinquième sceau : La Mère-Patrie
Sixième sceau : Commendatore
Septième sceau : La maison


Mon avis : 
J'ai mis le sommaire du livre parce que j'ai un sentiment très complexe vis-à-vis de celui-ci. 
Pour vous expliquer, j'ai du acheter ce livre pour l'adapter numériquement dans le cadre de mes cours. Or, vu que la partie que l'on va adapter sera relativement courte par rapport au livre en lui-même, j'ai essayé de prendre un livre dont le sujet m'intéresserait personnellement, dans l'espoir de ne pas, encore une fois, faire un achat de livre pour les cours, qui ne me resservira pas par la suite. J'ai donc choisi un livre qui, par son titre et son résumé, laissait entendre qu'il traiterait de l'occupation de la France par les Allemands, lors de la Seconde Guerre Mondiale. C'est un sujet qui me passionne, et qui fait, la plupart du temps, des livres excellents (que ce soient des récits historiques réels ou des fictions adaptés de faits réels). 
Malheureusement, ce livre ne m'a pas plu, mais pas du tout. Il part dans tous les sens, on ne sait pas vraiment de quoi (ou qui) il parle, c'est assez confus. J'ai donc mis le sommaire pour vous donner un (petit) aperçu. 

Le livre commence avec des paroles de l'auteur, qui pourraient être considérées comme la préface de l'œuvre (?). S'en suivent les lettres à son père ("Michou à Papa"), puis les "sceaux" de la partie "Le Café Colbert", où les personnages se mélangent, on ne sait pas qui parle, ni où se situe l'histoire (si tant est qu'il y en ait une). L'auteur se met à parler de dieux égyptiens sans que je ne comprenne le rapport, on passe d'un personnage à un autre sans explication sur leur identité et les liens (ou non) entre ces mêmes personnages.

L'occupation est, à mon sens, finalement très peu présente dans le livre (ou tout du moins pas du tout comme je m'y attendais), ou alors je n'ai vraiment rien compris au livre.

lundi 8 mai 2017

Par un matin d'automne - Robert Goddard

Edition : Livre de poche
Année : 2013
n° de pages : 542


Enquête policière, histoires de familles, livre de guerre... Ce livre est tout cela à la fois. A travers différents récits et époques, l'auteur nous fait traverser la vie de ses personnages, nous fait visiter l'Angleterre et la France pour partir à la recherche de la vérité, au coeur même de l'intrigue de ce roman. 
Fonctionnant en boucle au niveau de la fiction et du roman, ce dernier nous met face à des situations compliquées, embarrassantes, inavouables... qui nous tiennent en haleine jusqu'au bout et nous poussent à vouloir en apprendre plus sur les lieux et les personnages de ce roman, quitte à ne plus pouvoir faire marche arrière...




J'ai tout d'abord eu un peu de mal à accrocher à l'histoire, parce que je ne lisais pas beaucoup, et à intervalle irrégulières. Mais une fois lancée dans ma lecture, j'ai adoré ! Ce livre est passionnant. Tout d'abord, il nous fait découvrir des aspects de la guerre auxquels nous ne sommes pas habitués, ensuite, les personnages sont tous complexes, avec des histoires toutes aussi compliquées, toutes entremêlées les unes aux autres. Nous commençons par le récit d'une mère à sa fille, qui se décide enfin à lui raconter son histoire et celle de ses grands-parents. Cette même histoire nous entraîne au fin fond de l'Angleterre, en des temps moins paisibles, et pleins de retournements de situation. 


Un roman passionnant, complexe, bien construit. On en apprend plus au fur et à mesure de la lecture, on mène notre propre enquête, et (personnellement) j'ai été très impressionnée et étonnée par le dénouement ! Très bonne lecture ! 


Autres avis : La PAL d'Heclea, Livrophile,